Après nous être renseignés, nous choisissons de faire l'ascension du Cervin par l'Arête du Lion (le côté italien par Cervinia), connue pour être plus sauvage, un peu plus courte mais plus technique, et surtout moins fréquentée...Effectivement nous n'y croiserons ou dépasserons personne à la montée.

Nous nous arrêtons au bureau des Guides de Cervinia, où nous apprenons que les conditions  un peu instables peuvent amener la neige, néanmoins nous décidons de monter au refuge Jean-Antoine Carrel, soit 1800 mètres de dénivelés plus haut.

L'expérience sera unique, car nous approchons la "bête" et nous en gravissons une partie, nous contemplons une nature très sauvage et trouvons des conditions de très haute montagne, où l’engagement est nécessaire à tout instant, avec des conditions météo très changeantes, et un terrain d’ascension totalement accidenté (neige, glace, roche, éboulis qui s'entremêlent...).

Les passages techniques s’enchaînent à la montée, et le seront encore bien davantage à la descente.

Des couloirs de glace vertigineux et des pentes abruptes rocailleuses nous entourent, en-dessous et au-dessus. Nous en traversons quelques uns avec comme seule règle, une attention et une concentration de tout instant...Tout l'univers autour de nous est démesuré, nos sens commencent à s'adapter.

Nous gravissons cette "bête" endormie qui gronde parfois et qui semble pouvoir se réveiller à tout instant. Nous nous frayons un chemin en distinguant parfois mal les cairns, et entendons des détonations par-ci par-là, provoquées par l'éclatement de la roche sous l'effet du gel, et le bruit angoissant de pierres qui chutent autour de nous...Se mêlent à cette ambiance, le vent et les nuages, qui nous plongent parfois dans un tel brouillard, que l'itinéraire se découvre au fil de l'ascension. Le souffle du vent refroidit l'air et nous crispe dans notre avancement le long des crêtes ou lorsque nous gravissons des murs de roches. Lorsque nous apercevons le refuge, il nous reste encore quelques heures pour l'atteindre. Nos réflexes et notre attention seront soumis à rudes épreuves, tant l'itinéraire réserve des surprises.

Nous passons deux nuits au refuge, pour tenter de poursuivre notre ascension, mais les conditions ne le permettront pas...Un groupe de tchèques revient après une heure de tentative le premier matin. Le verdict tombe : la roche est vitrifiée, une fine couche de glace de quelques millimètres sur les arêtes empêche tout itinéraire vers le sommet, 600 mètres de dénivelés plus haut.

Nous redescendons vers Cervivia au deuxième matin, précédés de quelques autres alpinistes arrivés entre temps, et repartis prématurément comme nous. Nous ferons une halte au bord d'un torrent 2000 mètres plus bas, pour le plus grand bien de nos pieds...Et découvrirons les joies culinaires italiennes de Cervinia...



 

 

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Le Cervin par l'Arête du Lion - Juillet 2011

DIAPORAMA

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...une course mixte (glace, roche), des conditions changeantes, de l'engagement...mais surtout un rêve d'alpiniste !!

PRESENTATION

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